Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 13:49
Décidément, mon blog se meurt.

Ce week-end je voulais vous parler de l'Ethical Fashion Show, qui se tenait du 9 au 12 octobre au Caroussel du Louvre.
J'y tenais vraiment.
Le sujet est top, ça fait des années que je suis - de loin, n'habitant pas à Paris - ce qui s'y passe, et pour une fois je suis sur place...
Mais bon, j'ai préféré une bonne grosse soirée le samedi et une journée de glande dimanche, donc une fois de plus, je n'y ai pas mis les pieds.

Tout ça pas pour raconter ma vie mais pour dire que je n'y suis pas en ce moment.

Je continue à acheter mon riz bio et mon chocolat équitable, ça oui, mais j'ai complètement perdu la fibre bloguesque.

Peut-être trop de choses à faire à côté, entre le taf, les amis, les sorties, et un semestre d'étude à l'étranger à préparer, pas trop de temps pour se poser, et écrire de bons articles...

Je reviendrais si je retrouve l'envie... Ou je recommencerai ailleurs avec un autre thème. Changer le monde, c'était peut-être trop ambitieux pour une ptite nana d'une ptite vingtaine d'années !
A plus et bonne continuation à tous.

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Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /Oct /2008 13:56
Epatant !

Je cherchais un sujet suffisamment intéressant pour recommencer à bloguer après plus d'un mois d'absence injustifiée et passionner mon ultime visiteur perdue sur ces pages...
Quand je suis tombée sur ça...
Un article sur les mines d'Ilakaka - autrement dit le trou du c** du monde pour environ 99% des personnes sur cette planète - à Madagascar, et ce, sur un des "green blogs" les plus lus au monde !

L'article évoque rapidement le cas de la ville d'Ilakaka à Madagascar, une vraie ruée vers l'or des temps modernes.
En 1998, Ilakaka était un patelin d'une quarantaine d'habitants. Tranquille, quoi.
On y a trouvé des saphirs. Beaucoup. 50% de la production mondiale, en fait.
Aujourd'hui, Ilakaka compte envrion 30 000 habitants. Chaque jour, des centaines de personnes affluent dans la région pour tenter leur chance.  Une minorité fera fortune, l'extrême majorité y risque sa vie mais restera dominée par des intermédiaires peu scrupuleux.

Je vous laisse admirer ces photos magnifiques... 

 
Publié dans : Vidéos et reportages - Communauté : Economie et développement
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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 22:09
Hier, je vous parlais de l'entreprise verte.
Aujourd'hui, je veux vous parler du pamphlet d'Yves Paccalet : L'humanité disparaîtra, bon débarras !

Attention lecteur, je t'avertis !
Après la vision positive, les mots mesurés et les exemples soigneusement pesés d'Elisabeth Laville, tu risques d'avoir un choc !
Car ce bouquin est au contraire comme un coup de point en pleine figure.
Ce livre t'explique de façon claire, nette et précise que l'Homme est, à de rares exceptions près, un salopard qui va bientôt devoir payer le prix fort ses habitudes et nuisances passées.

Je ne serais pas impartiale, car j'ai adoré ce livre.
Contrairement à celui d'Elisabeth Laville, dont je vous parlais hier, et qui m'a beaucoup appris tout en me laissant relativement froide, celui-ci m'a véritablement pris aux tripes.

On peut ne pas apprécier le ton dramatique, voire même cynique, qu'emploie Yves Paccalet pour dénoncer l'attitude de l'Homme, et même la nature de l'Homme (mais d'ailleurs, pourquoi je mets une majuscule à l'Homme ? Est ce que je mets une majuscule au Singe ou au Cafard ?! non ! Donc l'homme)...

Moi j'ai plutôt senti dans ce livre le cri désabusé de quelqu'un qui a voulu y croire toute sa vie, avant de s'avouer vaincu devant les preuves qui s'accumulent.

L'homme est coupable.
Coupable d'avoir trahi la nature, qui lui donnait auparavant, comme à toutes les espèces, toutes les ressources dont il avait besoin, et qui sera bientôt incapable de lui donner ce qu'il prend de force.
Coupable d'avoir rasé les forêts, et de continuer à le faire malgré les mises en garde permanentes des scientifiques.
Coupable d'avoir décimé les mers en pêchant bien plus que les quantités nécessaires à sa survie.
Coupable d'avoir surpeuplé la planète, et donc divisé d'autant les ressources disponibles pour son espèce comme pour les autres.
Coupable de cruauté car seul l'homme pouvait inventer le génocide, et non, il ne s'agissait pas de quelque chose d'inhumain mais bien de quelque chose de trop humain.

Je ne pourrais pas vous résumer le livre d'Yves Paccalet, seulement vous donner les bonnes raisons de le lire :

* Il parle vrai, et c'est revigorant de lire un livre sans langue de bois, sans fausse pudeur. Oui, nous sommes prêts à entendre la vérité sur notre espèce, sur les risques inconsidérés qu'elle a pris et sur ce qui nous attend si nous ne changeons pas...

* Il est très très bien écrit, bien construit, rédigé dans une langue savoureuse, ...on sent que derrière cette rage se cache un auteur cultivé et passionnant. (Qu'il me tarde d'ailleurs de découvrir alors que je ne connaissais strictement rien sur ce monsieur ! Je pense que dans les mois qui suivent je vais me délecter de son blog et de ses livres)

* Il a un but : faire que ce qu'il dit n'arrive pas. En lisant ce livre, j'ai le sentiment que, malgré sa rage, Yves Paccalet est un vrai humaniste, déçu par l'humanité, mais essayant de la sauver, même si le public ne devait jamais lire son livre, même s'il sait que l'humanité n'est pas mûre pour les changements capitaux qu'elle doit opérer...

Un dernier mot !
Vous pourrez me contester suite à ce vibrant plaidoyer que vous ne voyez pas trop l'intérêt de lire le livre d'un type qui, tout écrivain-philosophe-journaliste-naturaliste soit-il, ne fait que râloter sans apporter l'ombre d'une solution aux problèmes qu'il dénonce.
Tu es déçu, lecteur, je le sens. Tu te sens floué.

Patience, je t'en dirais plus dans mon prochain billet...

Oooh ce teasing !
Publié dans : Saines lectures - Communauté : Développement Durable
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Dimanche 31 août 2008 7 31 /08 /Août /2008 14:27

Je vous avais parlé, au mois d'avril, du Salon Planète Durable.
J'y avais rencontré Elisabeth Laville (très très brièvement, entre deux de ses groupies!!) et j'y avais acheté la 2e édition de son livre L'entreprise verte.


Ce livre résume de façon très simple les enjeux du développement durable tels qu'ils s'appliquent aux entreprises.



Dans un premier temps, Elisabeth Laville explique de façon simple ce qu'est le développement durable, et également ce qu'il n'est pas : une mode !
Elle montre bien comment, dans le contexte actuel, les entreprises n'ont plus d'autres choix que de s'adapter à ces nouvelles contraintes écologiques, humaines, sociales, mais également institutionnelles et financières.

Par exemple, elle utilise l'exemple d'Unilever, qui commercialise la marque Findus. La surpêche, dont l'entreprise est d'ailleurs coresponsable, menace directement l'entreprise, parce que qui dit "plus de poisson", dit "plus de vente de poisson pané Findus".
Du coup, le groupe s'est tourné dès 1996 vers le WWF pour mettre en place un label - le MSC, Marine Stewardship Council - de pêche durable; et s'est engagé à ne plus acheté que du poisson issu de pêcheries certifiées à partir de 2005.



Après une première partie assez générale, l'auteur s'attelle à montrer pourquoi le développement durable doit s'appliquer en entreprise, et quels changements -positifs- feront de l'entreprise lambda une entreprise "verte".

Elle explique que le développement durable ne peut venir QUE de l'entreprise, car aujourd'hui, les multinationales comme Total, Unilever, Coca-Cola... ont bien plus de pouvoir que les états
Selon elle, il serait donc vain de vouloir diaboliser l'entreprise comme un suppot du capitalisme, et qu'il vaut mieux compter sur son intérêt bien compris, comme Unilever avec son poisson, et sur sa force de frappe.

Ce que ce livre tend à montrer, c'est que l'entreprise doit aujourd'hui se réinventer si elle ne veut pas péricliter.
Elle doit développer une vision originale qui lui permettra de se différencier face à ses concurrents, elle doit voir sa mission comme un service et non uniquement des produits, comme le fait par exemple Nature & Découvertes (mais je ne vous en dit pas plus, allez donc lire le livre!).
Elle doit réinventer son offre : penser les produits dès le départ pour qu'ils soient à la fois utiles et respectueux de l'environnement, des hommes qui les produisent, des hommes qui les consomment...
Elle doit surtout - et c'est la partie qui m'a le plus intéressé - mettre en oeuvre le développement durable dans l'entreprise de manière globale. Car le développement durable concerne également :
* Les achats
* Le marketing
* La communication et la publicité
* Les ressources humaines...
Cette question -l'utilité des différents services dans la mise en oeuvre d'une stratégie de développement durable-, c'est quasiment la raison pour laquelle j'avais acheté ce livre.
Je fais partie de ces jeunes qui ont été en école de commerce sans trop savoir pourquoi, qui ont toujours eu (enfin je crois, peut-être que je me trompe) une sensibilité pour ces questions là... Mais qui hésitent quand même à sauter le pas, à travailler exclusivement pour une ONG ou à créer une entreprise ultra engagée. Parce que je ne sais pas encore précisément ou je vais, justement.



Verdict ? J'ai eu un bon aperçu dans ce livre des applications du développement durable au monde de l'entreprise, le livre est bourré d'exemples qui rendent les théories plus motivantes, et donnent des idées pour plus tard.

Cela dit, je me suis dit pas mal de fois : "waw, ça ne serait pas un peu naïf ça ?"
Il ne s'agit pas de contester ce que dit Elisabeth Laville qui s'y connait environ 1000 fois plus que moi...
Mais j'ai parfois l'impression qu'elle ne voit pas, ou ne veut pas voir, les possibilités d'arnaque qui existent du côté de l'entreprise, que la possibilité qu'il y ait du "greenwashing" dans pas mal de cas ne l'effleure même pas. Pourtant, en ce qui me concerne, une entreprise qui s'engage à ne commercialiser du poisson issu de la pêche durable, qui commercialise les merveilleuses glaces ben&jerry's et qui à côté contribue par ses achats à la déforestation en Indonésie (enfin contribuait ! merci Greenpeace) ... j'ai du mal à y voir un engagement global.
C'est comme mon entreprise qui réduit son empreinte carbone, mais n'a aucune intention de toucher à la composition de ses produits... C'est douteux, disons.
Cet aspect là m'a beaucoup gêné. J'ai eu l'impression qu'on devait se réjouir de trop peu, qu'on saluait toutes les avancées (car il s'agit malgré tout d'avancées) sans se soucier de l'intention derrière.
Or les intentions ne sont pas des engagements. Si le public se détourne des problématiques humaines et environnementales qui émergent actuellement, combien des entreprises citées dans ce livre continueront à agir dans l'optique "people, planet, profits" ?
Ce que j'aurai aimé, en définitive, c'est que les exemples se limitent aux entreprises réellement exemplaires. Quand je vois les noms de Monsanto, de Total, ... je doute sur la sincérité de leur engagement.


Cela dit, malgré ce petit bémol, j'ai trouvé ce livre intéressant, et je le recommande à tous ceux qui maîtrisent les petits gestes écolo au quotidien mais on envie d'appliquer le développement durable à plus grane échelle, à celle de l'entreprise.
A vos bibliothèques ou librairies !
Publié dans : Saines lectures - Communauté : Développement Durable
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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 20:24

Depuis quelques jours, une idée intéressante revient dans les média...

J'en ai d'abord entendu parler sur le site Développement Durable, le Journal.
Un journaliste expliquait que dans le contexte économique actuel, le Développement Durable - et notamment les engagements pris par le gouvernement français lors du Grenelle de l'Environnement - pourrait bien être une solution aux maux actuels de notre société. (c'est ici)

Je ne peux que me réjouir d'une telle hypothèse !

Reprenons le contexte : 
Nous sommes clairement en période de crise.
Il ne s'agit pas que d'une histoire de prix du cartable (mais qu'est ce que c'est que ces chamailleries puériles d'ailleurs?), ni, pas extension, d'une histoire de difficultés économiques.
Non, non! Nous sommes dans une bonne grosse crise globale.
TOUT est en crise. L'Education, la Justice, le Politique, l'image que la France a d'elle-même...

Je ne pense pas que les gens soient aussi déprimés uniquement pour des histoires de pouvoir d'achat; ou sinon les pays pauvres auraient déjà procédé tous ensemble à un suicide collectif.
En fait, je crois que la plupart des gens regardent avec un mélange d'angoisse et d'envie la Chine, l'Inde, le Brésil and co, juste parce que ça bouge là-bas, ça innove bien plus qu'on ne le croit.
Alors qu'ici... on stagne, du moins on a ce sentiment, on utilise encore et toujours les recettes du passé pour résoudre des problèmes qui sont, eux, bien ancrés dans le présent.

Du coup, l'idée d'une croissance différente, d'une croissance "verte" pourrait être une réponse plausible à la crise globale que nous traversons. Attention, je ne parle pas d'une croissance "verte" pour les besoins de la croissance, et puis moins verte dès que nous en aurions fini avec cette vilaine récession. Non, je parle d'une croissance verte parce que le bien-fondé du respect de la planète aurait été enfin compris par les uns et les autres.

Oui, je pense qu'une telle croissance verte serait une réponse innovante à apporter à la crise actuelle.
Déjà parce que cela créerait de la croissance, par définition, et que le modèle de société dans lequel nous vivons actuellement ne tient que sur cela.
Mais surtout parce que nous aurions tous le sentiment de vivre un vrai projet de société, d'aller travailler pour réparer la planète, de consommer pour réduire les inégalités, de payer des taxes pour laisser une terre vivable à nos futurs enfants...

Espérons, donc, que cette idée, soutenue par Borloo, mais pas par le ministère des finances, trouve un écho favorable, que se développent des investissements dans des infrastructures durables, des aides aux entreprises innovantes dans le domaine du développement durable, une véritable éducation aux problématiques environnementales.

Ca serait, enfin, une réponse originale et positive à la crise que nous traversons, comme a pu l'être à une autre époquie le New Deal de Roosevelt après la crise de 29 par exemple.

J'ai bien envie d'y croire.

Vous en pensez quoi, vous ?

Publié dans : Pensées et interrogations - Communauté : Développement Durable
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